UN APPARTEMENT OUBLIE TROUVE UNE FAMILLE A SA MESURE

Cet appartement ne leur appartient pas, pourtant Fanny et Philippe l’ont refait de fond en comble. Locataires comme dans leur précédent logement, ils n’ont pas hésité à entreprendre de lourds aménagements pour installer leur famille dans un univers à leur image. Une démarche plutôt rare mais qui ne leur a pas fait peur. « Nous avons trouvé un accord avec le propriétaire et pris les travaux à notre charge. Il fallait tout refaire, les lieux n’avait pas bougé depuis les années 70. » Fanny et Philippe ont réussi à complètement transformer cet espace.

 

 

Coup d’œil 
Qui habite ici : Fanny, Philippe, leurs deux filles et, le week-end, les trois fils de Philippe
Emplacement : dans le Ier arrondissement de Paris
Superficie : 220 m² ; 3 chambres, 3 salle de bains
Architectes : Chloé Tiphaine et Denis Duong de Lali Architecture. « Une équipe soudée, jeune et bourrée d’énergie, pour qui rien n’est un problème. » Fanny a apprécié le dynamisme du duo face à la difficulté des travaux.
Anecdote : Ces derniers ont pris les cotes de tous les meubles avant de faire leur plan afin de prévoir l’emplacement à la fin du chantier.

 

 À la première visite, aucune trace du passé et surtout aucune cloison. Les lieux sont sombres, entièrement peints en gris et recouverts de moquette.« C’est un architecte qui avait fait les travaux il y a plus de quarante ans, il a poussé le radicalisme jusqu’à supprimer toutes les moulures et les parquets. Il n’y avait ici qu’une seule immense pièce qui faisait office de salon, salle à manger, cuisine, chambre… Les mezzanines n’étaient même pas fermées. » Chloé Tiphaine, qui a mené les travaux avec son associé Denis Duong, s’est d’abord attelée à faire entrer la lumière. L’appartement, situé au premier étage, doit faire face à d’importants vis-à-vis que l’on aperçoit ici par les fenêtres haute de 4,20 mètres.

 

 Cette vue large de l’appartement permet de comprendre la distribution des lieux. En face, derrière la cuisine, on aperçoit l’entrée. L’escalier dessert la chambre des parents. La photo est prise depuis le palier qui dessert la grande bibliothèque. Juste au-dessous se cachent les deux grandes chambres des enfants.

 

 

 Le grenier, qui prolonge la mezzanine, surplombait le coin salon. Il a été supprimé en partie, ce qui a permis de libérer l’espace devant les fenêtres.
La cheminée qui s’arrêtait à la hauteur de la plaque de métal a pu être rehaussée. Devant, les canapés Habitat et les tables Tulipe de Knoll ont trouvé leur place et une seconde vie. Sur le mur, on aperçoit une photo de l’artiste Francesca Piqueras. « Elle est aussi l’auteur de la photo qui se trouve en haut de l’escalier, nous aimons beaucoup son travail qui souligne les rapports entre l’homme et la nature. »

 

 

Les meubles de cuisine Ikea ont été récupérés dans l’ancien appartement du couple. Une plaque de marbre de Carrare a été ajoutée et du carrelage métro posé au mur. Un aménagement très simple qui laisse la part belle aux rangements ouverts et colorés.
Comme la table, ils ont été réalisés sur mesure par un artisan. Fanny voulait retrouver l’atmosphère d’une épicerie à l’ancienne. Pari gagné avec ses étagères accessibles et parfaitement organisées. Elle l’assure, cela fonctionne aussi quand le désordre prend le pas !

 

 Les deux petites filles tiennent toujours à partager le même refuge, les mêmes jeux et le même bureau. « C’est une table que nous avions dans notre ancien appartement que nous avons fait couper et remonter en étagères et plan de travail pour les filles », explique Fanny. « Je trouve très important qu’à leur âge, elles puissent vivre complètement dans le même univers. »

 

 

Sous l’escalier qui mène à la chambre parentale, Fanny a eu la bonne idée d’installer devant une glace un luminaire ancien. Une jolie façon de détourner un classique accessoire de famille.  Les vitres ont été créées pour cloisonner la mezzanine qui était complètement ouverte. La chambre ne fait que 1,90 mètre de hauteur. « Nous avons décidé de jouer sur ce défaut pour en faire une sorte de bonbonnière. J’avais en tête l’image d’une boîte de nuit très fille ! » Tonalités rouges, table de maquillage, tableaux et un joli bronze chiné achèvent la décoration de ce cocon.

Article paru sur le site www.houzz.fr le 23 avril 2015, 

Article écrit par Aude Bunetel,

Photos :   © meero photographe

Architectes : Lali Architecture

 

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